Les oeuvres présentées
About the works

 

PCS: Concerts 2008/2009

Cet automne, la PCS chante "hors-les-murs" et vous propose le grandiose Requiem de Verdi lors de deux concerts en décembre: Mardi 2 decembre 2008 (Eglise de Saint-Germain-des-Près, Paris VIème) et vendredi 5 décembre à 20h45 (Eglise Saint-Roch, Paris Ier)
Nous n'en continuerons pas moins de vous inviter au traditionnel "Sing-Along" le dimanche 14 déc. à la cathédrale américiane (avenue GeorgeV,Paris VIIIème [voir le plan sur la page d'accueil])(faites un tour dans la revue de presse et écoutez ce qu'en dit France Musique)!!

Pour sortir de l'hiver en musique, venez découvrir la "Missa Choralis" de F.Liszt et la "Messe Solennelle" de Louis Vierne (1870-1937). Ces deux oeuvres seront données les samedi 21 mars à 18h00 et mercredi 25 à 20h30 à la cathédrale américaine.

Nous terminerons la saison 2008/2009 avec 2 monuments de musique baroque qu'on ne présente plus: le Gloria de Vivaldi et le Magnificat de J.S.Bach ( mardi 9 et mercredi 10 juin à 20h30)

Venez nombreux!
 

/ [ ENGLISH ] PCS: Concerts 2008/2009

To begin the season the PCS gives the powerful, famous Requiem of VERDI
Tuesday, December 2nd, 8:45pm at St-Germain-des-Près
Friday, December 5th, 8:45pm at St-Roch

On dec 14th don't miss our traditionnal Messiah sing-alongIt starts at 4:00pm at the American Cathedral in Paris (see map on the home page) You can bring your scrore or rent/buy one before the concert. Note that it is not mandatory to sing!!

[all other concerts to take place at the American Cathedral in Paris, 8ème]
We'll then offer you to leave the winter time with 2 beautiful pieces of choral music by Franz Liszt and Louis Vierne, on saturday March 21st at 6pm, and Wednesday, March 25th at 8:30pm

You may have already heard them before, but I would recommend that you discover our fresh and live interpretations of the most famous Gloria by Vivaldi and Magnificat by J.S.Bach (Tuesday June 9th, Wednesday, June 10th)!
(both concerts start at 8:30pm)
 








Hiver 2007 - Haendel: Le Messie / Handel - Messiah

Ce concert bénéficie du soutien de la Spedidam


Haendel

Allgorie d'Haendel - 1735 (Getty)
 

Georg Friedrich Haendel

Longtemps, Haendel (1685-1759) est resté l'homme d'une seule œuvre. Prodigieusement populaire dans les pays anglo-saxons, Messiah - Le Messie - était peu connu, et moins apprécié encore, des Français. Le compositeur souffrait d'avoir été l'exact contemporain de Jean-Sébastien Bach, que les commentateurs présentaient dans sa double gloire de musicien spirituel et de savant chercheur, créateur d'une musique « pure ». Avec le renouveau d'intérêt qui entoure aujourd'hui la culture « baroque » apparaît enfin la grandeur d'une œuvre qui, donnée en concert ou enregistrée, sort de l'ombre et reçoit un accueil enthousiaste. Pourtant, un public féru d'interprétations nouvelles et de virtuosité ne distingue pas toujours ce qui sépare ce musicien de la grande famille des compositeurs d'opéras qui peuplent les corridors de l'histoire du XVIIIe siècle.

Un constat s'impose : Haendel vit sa musique de façon exceptionnelle. Son art est pour lui tout à la fois le but de sa vie et le moyen de satisfaire un appétit de gloire presque sans limite. Compositeur hors normes, il est aussi un aventurier dont la carrière se mesure en terme de succès et d'échecs matériels. Un étrange parcours coupé de brusques ruptures fera de ce jeune Allemand le grand maître de l'opéra italien, puis le champion d'un oratorio auquel il donnera une forme neuve.

Georg Friedrich Haendel naît à Halle, le 23 février 1685. Un grand-père pasteur, un père barbier-chirurgien de quelque renom, rien dans la tradition familiale ne prédispose le jeune garçon à devenir musicien. On connaît la légende : un enfant prodige joue du clavecin en cachette de son père, se rend clandestinement au palais, se fait entendre d'un prince ami des arts dont l'intervention personnelle viendra à bout des réticences paternelles. Si les détails sont fortement romancés, le fond reste exact : c'est en forçant le destin que le jeune Georg Friedrich parvient à entrer en musique. L'organiste de la Marienkirche de Halle, Friedrich Wilhelm Zachow, l'initie à la science du contrepoint et lui fait connaître la discipline austère de la musique d'église telle qu'on la pratique en Allemagne du Nord.

La renommée qu'il s'est acquise [lors de son voyage d'étude en Italie] vaut au jeune musicien de se voir offrir le poste de Kapellmeister de la cour de Hanovre. S'il accepte cette fonction honorable et bien payée, Haendel n'en mûrit pas moins un projet plus ambitieux. Il n'a pas plus tôt pris ses fonctions qu'il demande un congé et part pour Londres. Ce choix va conditionner toute sa vie. Par sa population comme par sa prospérité, Londres est alors la première ville du monde. En Grande-Bretagne, une aristocratie terrienne et une bourgeoisie commerciale, l'une et l'autre férues de culture, ont enlevé à la royauté le privilège de l'argent et du pouvoir. Cette multiplicité des patronages dictera sa conduite à Haendel.

Notre indifférence à l'œuvre haendélienne contraste avec l'admiration que lui ont portée les musiciens qui furent ses successeurs immédiats. Entendant Le Messie au cours d'un de ses voyages londoniens, le vieux Haydn découvre des voies nouvelles qui le conduiront aux deux grands oratorios, La Création et Les Saisons. Mozart transcrit Haendel, « celui d'entre nous qui sait le mieux ce qui fait grand effet [...]. Quand il le veut, il frappe comme le tonnerre ». Beethoven dit de Haendel qu'il est « le plus grand, le plus savant compositeur qui ait jamais vécu », et ajoute : « Je voudrais me découvrir et m'agenouiller devant sa tombe. » Avec eux, Chopin, Schubert, Schumann et Mendelssohn ont mieux reconnu que nous la grandeur de Haendel.

Extraits de l'article de l'Encyclopaedia Universalis, par Jean-François LABIE
© Encyclopaedia Universalis 2006, tous droits réservés

George Frideric Handel

The son of a barber-surgeon, Handel showed a marked gift for music and became a pupil in Halle of the composer Friedrich W. Zachow, learning the principles of keyboard performance and composition from him. His father died when Handel was 11, but his education had been provided for, and in 1702 he enrolled as a law student at the University of Halle. He also became organist of the Reformed (Calvinist) Cathedral in Halle, but he served for only one year before going north to Hamburg, where greater opportunities awaited him. In Hamburg, Handel joined the violin section of the opera orchestra. He also took over some of the duties of harpsichordist, and early in 1705 he presided over the premiere in Hamburg of his first opera, Almira.

Handel spent the years 1706-10 traveling in Italy [which] greatly influenced the development of his musical style. His fame had spread throughout Italy, and his mastery of the Italian opera style now made him an international figure. In 1710 he was appointed Kapellmeister to the elector of Hanover, the future King George I of England, and later that year Handel journeyed to England. [...] Recognized by prominent members of both the English aristocracy and the intelligentsia, Handel was in no hurry to return to Hanover. Soon he had no need to do so, for on the death of Queen Anne in 1714, the elector George Louis became King George I of England. In 1718 Handel became director of music to the duke of Chandos, for whom he composed the 12 Chandos Anthems and the English masque Acis and Galatea, among other works. Another masque, Haman and Mordecai, was to be the effective starting point for the English oratorio.

Throughout his London career he had suffered competition not only from rival composers but also from rival opera houses in a London that could barely support even one Italian opera in addition to its English theatres. Finally, in 1737, his company went bankrupt and he himself suffered what appears to have been a mild stroke. After a course of treatment at Aix-la-Chapelle, France, he was restored to health.
Handel was by this time [1739] at the height of his powers, and the year 1741 saw the composition of his greatest oratorio, Messiah, and its inspired successor, Samson. Messiah was given its first performance in Dublin on April 13, 1742, and created a deep impression...

Extracts from the "Handel, George Frideric" Article, Encyclopaedia Britannica
 
 





Printemps 2007 - Beethoven: Missa Solemnis



Beethoven


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Beethoven writing his Missa Solmenis.jpg

Beethoven writing his Missa Solmenis.jpg


 

Ludwig van Beethoven

Dernier grand représentant du classicisme viennois (après Gluck, Haydn et Mozart), Beethoven (1770 - 26 mars 1827) prépara l'évolution vers le romantisme en musique et influença la musique occidentale pendant une grande partie du XIXe siècle. Inclassable (« Vous me faites l'impression d'un homme qui a plusieurs têtes, plusieurs coeurs, plusieurs âmes » lui dit Haydn vers 1793), son art s'exprima dans tous les genres, et bien que sa musique symphonique soit la principale source de sa popularité universelle, c'est dans l'écriture pianistique et dans la musique de chambre que son impact fut le plus considérable.

Surmontant à force de volonté les épreuves d'une vie marquée par le drame de la surdité, célébrant dans sa musique le triomphe de l'Héroïsme et de la Joie quand le destin lui prescrivait l'isolement et la misère, il a mérité cette affirmation de Romain Rolland : « Il est bien davantage que le premier des musiciens. Il est la force la plus héroïque de l'art moderne ». Expression d'une inaltérable foi en l'homme et d'un optimisme volontaire, consacrant l'art musical comme action d'un homme libre et non plus comme simple distraction, l'oeuvre de Beethoven a fait de lui une des figures les plus marquantes de l'histoire de la musique.
d'après Wikipedia à l'article sur Beethoven

La Missa Solemnis

L'élévation de son élève et ami l'archiduc Rodolphe au rang d'archevêque d'Olmütz, en juin 1818, fournit à Beethoven le prétexte pour concevoir une grande oeuvre religieuse qu'il projetait d'abord comme une messe d'intronisation. Mais les proportions monumentales que prit la Missa Solemnis lui réclamèrent près de cinq années de travail acharné, période durant laquelle il conçut également les quatre dernières sonates pour piano. Ébauchée à l'été 1818, la messe ne fut achevée que dans les derniers mois de 1822 et ne fut remise à l'archiduc qu'en 1823. Sous le régime de Metternich qui était alors établi en Autriche, la censure interdisait la représentation d'une messe dans un concert public. La Missa Solemnis ne fut donc créée que partiellement (Kyrie, Credo et Agnus Dei) le 7 mai 1824 au cours du fameux concert qui vit également la création de la Neuvième Symphonie. Sa première exécution intégrale eut lieu le 29 juin 1830 à Warnsdorf.
d'après Wikipedia sur l'article consacré à la Missa Solemnis de Beethoven

Ludwig van Beethoven

Ludwig van Beethoven (1770 - March 26, 1827) is generally regarded as one of the greatest composers in the history of music, and was the predominant figure in the transitional period between the Classical and Romantic eras in Western classical music. His reputation and genius have inspired - and in many cases intimidated - ensuing generations of composers, musicians, and audiences. While primarily known today as a composer, he was also a celebrated virtuoso pianist and conductor, and an accomplished violinist.

Born in Bonn, Germany, he moved to Vienna, Austria, in his early twenties, and settled there, studying with Joseph Haydn and quickly gaining a reputation as a virtuoso pianist. In his late twenties he began to lose his hearing gradually, and yet he continued to produce notable masterpieces throughout his life, even when his deafness was almost total. Beethoven was one of the first composers who worked as a freelance - arranging subscription concerts, selling his compositions to publishers, and gaining financial support from a number of wealthy patrons - rather than being permanently employed by the church or by an aristocratic court.
from Wikipedia on Beethoven

The Missa Solemnis



The Missa Solemnis in D Major, Op. 123 was composed by Ludwig van Beethoven from 1819-1823 and was first performed on April 7, 1824 in St. Petersburg. It is generally considered to be one of the composer's supreme achievements. Together with Bach's Mass in B Minor, it is the most significant mass setting of the common practice period. Beethoven himself, in his last years, referred to it as his finest work, and though it has notably failed to reach the popularity of many of the symphonies and sonatas, it represents Beethoven at the height of his powers. It is Beethoven's second setting of the mass, after his Mass in C, Op. 86, a work far less admired.
"Not even Bach or Handel can show a greater sense of space and of sonority. There is no earlier choral writing that comes so near to recovering some of the lost secrets of the style of Palestrina. There is no choral and no orchestral writing, earlier or later, that shows a more thrilling sense of the individual colour of every chord, every position, and every doubled third or discord."
Donald Francis Tovey (British musical musicologist and composer 1875 1940)

What is certain is that the Missa Solemnis is a difficult work, and a contentious one. In this it is thought to mirror Beethoven's own faith.
from Wikipedia on Beethoven's Missa Solemnis
 
 





Automne 2006 - Chantons Noël



  Cette année, la PCS vous propose un concert exceptionnel autour de chants de Noël traditionnels et d'oeuvres de compositeurs plus contemporains. This year the PCS presents an exceptionnal concert with traditional Christmas music and carols from contemporary composers.

Conrad Susa

Conrad Susa 1954-


 

Chants et Berceuses, Noël en Amérique Latine

(pour choeur mixte, harpe, guitare et marimba)

<< Il y a quatre ou cinq ans, Philip Brunelle suggéra que je lui écrive quelques chose pour accompagner "A Ceremony of Carols" de Britten. Proposer cela à un compositeur revient à lui demander "Que penserais-tu de nous écrire un hit?" Le doute me submergea durant plusieurs années jusqu'à ce qu'un ami, Gary Holt, me montre un ensemble de chants de Noël traditionnels espagnols qu'il avait chanté étant petit en Arizona. Enthousiasmé, je les arrangeai pour former un récit. Ce faisant je remarquai leurs nombreuses relations avec la musique de la Renaissance, ainsi que leur gracieuse et rassurante simplicité. Finalement, l'image récurrente d'une fête latino-américaine de la "piñata" en l'honneur du nouveau né, me conduisit à ajouter la guitare et le marimba à la harpe de Britten, à réarranger les chants et à composer une musique qui les relie.
  Un détail de la nativité que l'on oublie souvent montre le Nouveau Né hurlant pendant que les bergers s'en vont dans les dernières mesures de Chiquirriquitín (peut-être l'entendez-vous en pensée.) Ses parents tentent à présent de le calmer en le berçant sur leur genoux. Eux-mêmes fatigués, ils s'assoupissent sous la protection des anges en adoration qui plannent au dessus d'eux >>
Conrad Susa, 1992
trad.O.Hergault

Carols and Lullabies, Christmas in the Southwest

(for SATB Chorus, Hrp, Guitar and Marimba)

<< Four or five years ago, Philip Brunelle suggested I write him a companion to Britten's A Ceremony of Carols. To a composer, this tempting offer was another way of asking "How's about writing us a hit?" After several years of me writhing in doubt, a friend, Gary Holt, showed me a collection of traditional Spanish carols he had sung as a boy in Arizona. Excited, I juggled them around to form a narrative. I noted their many connections with Renaissance music along with their homey, artful simplicity. Finally, the overriding image of a Southwestern piata party for the new baby let me to add guitar and marimba to Britten's harp and to compose connective music and totally re-conceive the carols.
  In an often overlooked detail in the Christmas story, the New Baby bawls loudly as the shepherds leave in the final bars of Chiquirriquitín. (You may hear him in your mind.) His Parents now must dandle and soothe him to sleep. Tired themselves, They drift off as the anges hover about them in protective adoration >>
Conrad Susa, 1992
 

William Mathias

William Mathias 1934 1992 (Photo: Hanya Chlala)


 

Ave Rex



William Mathias (1934-1992) est un compositeur gallois, dont l'oeuvre comprend outre des symphonies et concertos pour divers instruments,un hymne interprété lors du mariage du Prince Charles et de la Princesse Diana. Ave Rex Opus 45, suite de chants traditionnels de Noël pour choeur et orgue, a été composé en 1969 à partir de textes médiévaux anonymes.

Ave Rex



In his work, Mathias uses early English texts. But the music is emphatically not from the mists of time. The bright, glittering opening is ample evidence of this. Choral writing is everywhere completely assured, and everywhere Mathiass ear for orchestration appears amazingly mature. Surely, surely, this work is Mathiass masterpiece. Hearing it again, it is a mystery why live performances are not more widespread. Without doubt this impression is aided by the performance.
Ave Rex (subtitled, "A Carol Sequence") is much more than a make-weight, however. Its five movements are well-balanced. The second movement is very dynamic, very pointed (and receives a superb performance); the central setting of "There is no rose of such virtue" is also the longest, and moves to an impressive climax. Without doubt, most people will know "Sir Christemas".

"This is music of a truly professional composer, delightful to play and rewarding to listen to." Musical Times

"With its idiomatic solo writing, characterful structure and memorable ideas it is easily the most significant addition to the repertoire or organ concertos since that of Poulenc..." Geraint Lewis, writing about the Concerto for Organ

"Continuously and captivatingly enjoyable" The Observer
 





Printemps 2006 - Anton Dvorak



Anton Dvorak

Antoní Dvořàk


 

Requiem, opus 89

Composé en 1890, le Requiem de Dvorak s'inscrit dans la lignée de ceux de Berlioz (1837) ou de Verdi (1874) par son caractère monumental et, comme eux, il est beaucoup plus fait pour la scène que pour l'église. Il requiert un très important effectif orchestral et c'est peut-être par son caractère symphonique qu'il se démarque de ses prédécesseurs : bois par trois, quatre cors, quatre trompettes, trois trombones, un tuba basse, timbale, tam-tam, harpe, orgue et cordes. On le voit, les instruments graves sont privilégiés et ils font planer sur toute l'oeuvre un caractère sombre, souvent dramatique, très impressionnant, d'autant plus qu'un thème de cinq notes, décrit parfois comme une croix musicale, hante toute l'oeuvre ; ce thème chromatique avec syncope est énoncé en sourdine, aux cordes, dès l'ouverture et le biographe de Dvorak, Otakar Sourek, en parlait comme d'un memento mori. Les passages méditatifs avec de très belles mélodies confiées aux solistes alternent avec d'impressionnants épisodes dramatiques où la masse orchestrale se déploie dans toute son ampleur exprimant avec réalisme l'effroi des hommes devant les vérités dernières. [...] --Florence Trocmé - ConcertoNet.com

Requiem, opus 89

 
    
Countryside near Vysoka, a village in Central Bohemia where Dvorak often spent his holidays and where he composed his requiem... (photos by Zdenek Muller)
 
  Consulter le texte du requiem / Read the text of the Requiem

Anton Dvorak

Anton Dvorak

 

Biographie

Anton Dvorak, compositeur tchè (1841 - 1904)
Dvorak, compositeur romantique, est l'un des trois « grands » de la musique tchèque avec Smetana et Janacek. C'est à un jeune âge que Dvorak montre un interêt pour la musique, mais son père, un cafetier, a d'autres idées pour son métier à l'avenir ; il veut notamment le destiner à la profession de boucher. C'est avec justesse que Dvorak y échappe, remarqué fort heureusement par un organiste local qui lui doit sa première véritable formation musicale. Débutant dans la modestie, Dvorak joue du violon dans les brasseries, mais peu après il obtient une place d'altiste au sein de l'Orchestre de l'Opéra national.

C'est à ce moment qu'il découvre la musique de Smetana, ses opéras notamment, ce qui le pousse à se consacrer à la mise en valeur du folklore de son pays. Il se marie avec Anna Cermakova et part à Vienne où il rencontre Johannes Brahms qui restera l'un de ses plus fidèles amis jusqu'à sa mort et l'aidera à diffuser ses oeuvres. La majorité de la musique de Dvorak, notamment ses 9 symphonies, ses Chants moraves, ou ses Danses slaves, traduit l'attachement du musicien pour le folklore populaire tchèque qu'il intègre de manière originale dans ses compositions.
Agé de 38 ans, Dvorak part pour l'Angleterre où il écrit sa 7ème symphonie et connaît un immense succès. Il se consacrera ensuite à l'oratorio et à l'opéra avec des oeuvres comme Sainte Ludmilla ou Rusalka dont les thèmes slaves le rapprochent de sa patrie.

Nommé directeur du conservatoire de New York en 1892, Dvorak, impressionné par les pays américain qu'il découvre, se consacre à sa 9ème et ultime symphonie dite " du nouveau monde ". Ce chef-d'oeuvre lui assure une renomée internationale. Après 3 ans passés aux Etats-Unis, le compositeur revient à Prague en 1895 où il deviendra directeur du conservatoire en 1901.

[ Merci à Richard Holding pour la Biographie de Dvorak]


Hiver 2006 - Sergueï Rachmaninov



Concerts:
  • dimanche 26 mars 2006 à 18h
  • mardi 28 mars 2006 à 20h30
    Cathédrale américaine de Paris, 23, av. George-V, Paris-8ème. (comment s'y rendre?)
    Prix des places: 10 € (tarif réduit), 15 € et 20 €. Location Fnac, Virgin ou une heure avant le début du concert sur place.


  • Sergueï Rachmaninov

    Rachmaninoff


     

    Les Vêpres, opus 37

    Considérées comme l'un des sommets de la musique religieuse orthodoxe, Les Vêpres de Rachmaninov ont été accueillies, dès leur création en mars 1915, par un succès triomphal, jamais démenti depuis. Ayant largement puisé dans le patrimoine musical russe, elles privilégient les tournures modales, archaïsantes, les harmonies de type populaire. Une grandiose pièce d'orfèvrerie chorale. [Harmonia Mundi]

    On peut avec quasi-certitude établir la genèse des «Vêpres» aux grands services religieux où Rachmaninov enfant entendit des chœurs majestueux ainsi qu’à l’admiration qu’il porte à la musique de Tchaïkovski. Sa «Liturgie de saint Jean Chrysostome» fut en quelque sorte le moteur qui amena Rachmaninov à composer ses «Vêpres».
    De la christianisation en 988 jusqu’au 17e siècle, la musique religieuse russe était calquée sur l’idéal byzantin, fondé sur le système de huit tons des musiciens byzantins. La polyphonie fit son entrée dans les églises par la suite grâce à l’arrivée du patriarche Nikon. Ce n’est que vers la fin du 19e siècle, sous l’égide de Stepan Smolenski, qu’on assistera à une renaissance de ces anciens genres monodiques. Rachmaniov étudiera d’ailleurs ces anciens textes liturgiques avec Smolenski et dédiera les «Vêpres» à sa mémoire.
    Le titre russe Vsenoshchnoye Bdeniye signifie littéralement «la grande louange du soir et du matin». La traduction française par «vêpres» ne concerne en fait qu’un aspect du mot. Datant de 1915, les «Vêpres» représentent la principale œuvre de musique religieuse du compositeur. Rachmaninov les aimait beaucoup. Après «les Cloches», c’est, disait-il, celle de ses œuvres qu’il préférait. Il avait une certaine prédilection pour le cinquième hymne qu’il avait prévu pour son propre enterrement; quant au neuvième chant, il le cita en 1936 dans le finale de sa dernière symphonie.

    La première audition des «Vêpres» eut lieu le 10 mars 1915. Selon ses propres dires, cela lui procura «une heure de satisfaction totale».

    [ http://www.musicaorbium.org/Vespers/vespers.html ]

    Vespers, opus 37

    Church in Kiev / Eglise de Kiev
    Eglise à Kiev / Church in Kiev

    One can establish the genesis for Rachmaninoff’s “Vespers“ to the great religious services of his youth where he heard majestic choirs as well as to his admiration for the music of Tchaikovsky. Rachmaninoff’s “Liturgy of Saint John Chrysostom” served as impetus for him to write the “Vespers”.
    From the conversion to Christianity in 988 until the 17th century, the Russian religious music, as well as their liturgy, was copied on the Byzantine ideal, based on their eight tone system. Polyphony then arrived in the church under the ægis of Patriarch Nikon. It would not be until the end of the 19th century, under the guidance of Stepan Smolensky, that we would witness the renaissance of the ancient monodic style. Rachmaninoff went on to study these ancient liturgical texts with Smolensky and would later dedicate the “Vespers” to his memory.
    The Russian title Vsenoshchnoye Bdeniye means literally “Great Liturgy of the Morning and Evening”. The English translation to “Vespers” only refers to a part of the title. Completed in 1915, the “Vespers” represent Rachmaninoff’s principal output of religious music. He really loved the piece, calling it his favourite after “The Bells”. He had a certain attachment for the fifth hymn which he reserved for his funeral; as for the ninth chant, he quoted from it in the finale of his last symphony in 1936.

    The “Vespers” were given their first performance in Moscow in March 1915. According to him, this audition procured him an “hour of total bliss”!
    [ http://www.musicaorbium.org/Vespers/vespers.html ]


    Sergueï Rachmaninov

    Rachmaninoff

     

    Biographie

    Sergueï Vassilievitch Rachmaninov (Серге́й Васи́лœевич ахма́нинов), né le 1er avril 1873 du calendrier grégorien (20 mars 1873 du calendrier julien) à Oneg, sur les bords du Volkhov, près de Novgorod, et mort le 28 mars 1943, était un compositeur, un pianiste et un chef d'orchestre
    [ la suite sur Wikipedia ]
    Sergei Vasilievich Rachmaninoff (Russian: Сергей Василœевич ахманинов, Sergej Vasil'evič Rahmaninov, April 1, 1873 (N.S.) or March 20, 1873 (O.S.) – March 28, 1943) was a Russian-American composer, pianist, and conductor. ("Sergei Rachmaninoff" was the spelling the composer himself used while living in the West throughout the latter half of his life, including when he became a United States citizen. However, alternative transliterations of his name include Sergey or Serge, and Rachmaninov, Rachmaninow, Rakhmaninov or Rakhmaninoff.)

    [ from Wikipedia ]


    Automne 2005- Charles Gounod



    150 ans exactement après sa création le 22 novembre 1855,
    la Paris Choral Society et orchestre interpréteront la Messe de Sainte Cécile de Gounod.

    _______________________
    Concerts:
  • dimanche 20 novembre 2005 à 18h
  • mardi 22 novembre 2005 à 20h30 (jour de la Sainte-Cécile, 150 ans exactement après la création de l'oeuvre!)
    Cathédrale américaine de Paris, 23, av. George-V, Paris-8ème. (comment s'y rendre?)
    Prix des places: 10 € (tarif réduit), 15 € et 20 €. Location Fnac, Virgin ou une heure avant le début du concert sur place.
  • Charles Gounod

    Sainte Cécile

    Charles Gounod (1818-1893)


     

    Messe de Sainte-Cécile

    "J'écrivis à cette époque une Messe solennelle en l'honneur de Sainte Cécile qui fut exécutée avec succès par l'Association des Artistes Musiciens le 22 novembre 1855 dans l'Eglise Saint-Eustache pour la première fois et qui a été jouée plusieurs fois depuis; elle est dédiée à la mémoire de mon beau-père Zimmermann que nous avions perdu le 29 octobre 1853." écrivit Charles Gounod dans ses mémoires a propos de sa messe solennelle, commande de l'Association des Artistes Musiciens. Cette oeuvre de Gounod dédiée au père de sa femme Anna sera donc, plutôt qu'un requiem, une Messe en l'honneur de la patronne des musiciens fêtée le 22 novembre, écrite alors qu'il était "Directeur Général de l'Enseignement du Chant et de l'Orphéon de la Ville de Paris".

    Bien que Gounod soit aujourd'hui principalement connu en tant que compositeur d'opéras, il maintint tout au long de sa vie un intérêt pour la composition de musique sacrée et liturgique. Il écrivit en fait dans le courant de sa vie autant de messes que d'opéras (dix-sept), les premières ayant été jouées à Rome au début des années 1840 et démontrant un caractère de dévotion austère. Ce style dépouillé prédominait dans la messe a cappella pour voix d'hommes de 1846, mais en 1855 et lors de la composition de la Messe solennelle de Sainte Cécile, ce style économe fut remplacé par un autre, plus riche et plus lyrique. Ayant abandonné le simple ensemble vocal à quatre voix, il préfère ici des solistes soprano, ténor et basse, grand chœur, orchestre au complet et orgue.
    Eglise Saint Eustache éclairée le nuit
    Eglise Saint Eustache éclairée le nuit

    Gounod a composé sa Messe dans une résidence d'été, près d'Avranches. Une lettre écrite depuis la Normandie révèle l'esprit dans lequel il y travaillait: «II n'y a qu'une difficulté, c'est de répondre par la musique aux exigences de cet incomparable et inépuisable sujet: la messe!» L'implication personnelle de Gounod dans cette oeuvre lui permet quelques écarts par rapport à la tradition musicale. Quelque chose de cet engagement très personnel du compositeur a dû être perçu lors de la première en l'église parisienne de Saint-Eustache, en plus de la qualité purement formelle ou musicale de la Messe, puisque Saint-Saëns pouvait écrire: «L'apparition de la Messe Sainte Cécile (...) causa une sorte de stupeur. Cette simplicité, cette grandeur, cette lumière sereine qui se levait sur le monde musical comme une aurore, gênaient bien des gens. (...) C'était par torrents que les rayons lumineux jaillissaient de cette Messe.»
    [ d'après Carl de Nys - Edition EMI ]


    Charles Gounod

    Charles Gounod par Ingres

    Charles Gounod ecclésiastique

    Charles Gounod à la mode londonienne
     

    Biographie

    Charles Gounod, compositeur français (1818 - 1893)
    Pour beaucoup de gens, Charles Gounod est le compositeur d'un seul opéra, « Faust », l'un des ouvrages lyriques les plus joués au monde. Mais cette vision est extrêmement réductrice car Gounod à composé une douzaine d'autres opéras, de nombreuses oeuvres religieuses, des mélodies... Né dans une famille tournée vers l'art, élevé par une mère professeur de piano, encouragé par des professeurs comme Duprez, Gounod s'oriente dans la voie des études musicales, au Conservatoire de Paris. Elève de Lesueur et de Halévy, il remporte en 1839, à sa troisième tentative, le 1er Prix de Rome, avant d'aller s'installer en Italie et rencontrer des personnalités comme Palestrina, Bellini ou le peintre Ingres. Après une période de quatre années passées dans le pays romain, Gounod retourne à Paris et traverse une crise mystique, prend des cours de théologie, se prépare à entrer au séminaire et compose une Messe solennelle...
    Mais Gounod s'orientera ensuite vers le théâtre lyrique et écrira son premier opéra Sapho en 1851, avant de se marier l'année suivante avec Anna Zimmermann.
    Gounod va continuer durant toute sa vie à baigner dans un climat religieux, et il se met à signer ses lettres abbé Gounod, bien qu'il ne deviendra jamais prêtre. La musique du compositeur deviendra par la suite essentiellement religieuse avec une vingtaine de messes, deux Requiem, un Te Deum, de nombreux motets, des cantiques, etc.
    En 1853, Gounod compose une Méditation sur le premier prélude de Bach pour piano et violon. Mais le violon sera finalement remplacé par la voix et les paroles latines de l'Ave Maria. Cette oeuvre, qui d'abord, fut une banale esquisse sur un prélude de Bach, marquera pour la postérité de Gounod.
    Après avoir composé deux symphonies et une Messe de Sainte Cécile (créé le 22 novembre 1855, jour de la Sainte-Cécile), le compositeur commence Faust. Mais il souffre d'une violente crise nerveuse et doit se reposer. Il l'achevera finalement deux années plus tard, en 1889. Il n'allait pas se douter que ce chef-d'oeuvre allait faire le tour du monde... Finalement, Gounod meurt à Paris le 18 octobre 1893, d'apoplexie. Il venait d'achever son Requiem, écrit suite à la mort prématurée d'un de ses petits-fils, mais il n'a pu entendre son oeuvre interprêté.
    Gabriel Fauré et Camille Saint-Saëns lui ont rendu hommage en 1895, en interprêtant son Requiem dans l'eglise de la Madeleine à Paris.

    [ Merci à Richard Holding pour la Biographie de Gounod]

     
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